Trois taux de TVA cohabitent sur vos tickets : 12 % sur l'assiette, 21 % sur les boissons, 6 % sur l'emporté. Voici comment ils s'appliquent, et ce que votre caisse doit gérer toute seule.
Vendredi, 21h40, une brasserie à Namur. La salle est pleine, le passe déborde, une table de huit réclame des additions séparées. Sur chacun de ces tickets, trois taux différents vont s'appliquer sans que personne n'y pense. C'est la particularité de la TVA HORECA en Belgique : plusieurs taux cohabitent sur une même addition, et c'est à votre caisse de faire le tri.
Trois taux sur un même ticket
La règle de base tient en trois lignes. La nourriture servie sur place est taxée à 12 %. Les boissons servies sur place, de la Jupiler au coca, passent à 21 %. La nourriture à emporter descend à 6 %.
Concrètement : le client qui mange ses boulets-frites en salle à Liège paie 12 % de TVA sur son assiette et 21 % sur sa bière. Son voisin qui commande le même plat à emporter paie 6 %. Même cuisine, trois régimes de TVA.
Il existe des cas particuliers, le service traiteur ou le petit-déjeuner d'hôtel par exemple. Là-dessus, votre comptable reste votre meilleur allié. Ici, on couvre le cas général du restaurant ou de la friterie.
Sur place ou à emporter : la question qui change tout
Prenez une friterie à Charleroi. La même fricadelle est à 12 % si le client s'assied à une de vos tables, à 6 % s'il repart avec son cornet. Et la terrasse compte comme du sur place, même trois tables sur le trottoir.
Traduction à la caisse : il vous faut deux modes de vente, sur place et à emporter, et une équipe qui les utilise vraiment. Un étudiant en extra qui encode tout en sur place un samedi de kermesse, et votre déclaration TVA part de travers sans que personne ne s'en aperçoive.
Ce que votre caisse doit faire à votre place
Bonne nouvelle : vous n'avez pas à calculer tout ça de tête pendant le coup de feu. Une caisse bien paramétrée ventile chaque ligne au bon taux, additionne le tout par catégorie et sort une clôture Z propre en fin de service.
Tout se joue au paramétrage initial. Chaque article de la carte doit être rattaché au bon taux, avec la bascule automatique dès que la vente passe en à emporter. Sur les 3 000 établissements qu'on équipe chez URBANPOS, c'est réglé une fois à l'installation, puis plus personne n'y pense. Votre comptable reçoit des chiffres déjà ventilés, et la déclaration trimestrielle cesse d'être un puzzle.
Franchement, ventiler ses taux à la main en 2026, sur un carnet ou dans un tableur le dimanche soir, ne se justifie plus. Le risque d'erreur est trop grand pour un gain nul.
La caisse blanche, et le virage SCE 2.0
En Belgique, la TVA et la caisse sont indissociables. Au-delà d'un seuil de chiffre d'affaires en restauration fixé par le SPF Finances, vous devez travailler avec un système de caisse enregistreuse certifié, la fameuse boîte noire. Elle enregistre chaque vente de façon infalsifiable et délivre un ticket de caisse conforme.
Ce système est en train de changer. Le SCE 2.0 remplace progressivement la boîte noire actuelle, selon un calendrier officiel du SPF Finances :
- 1er juillet 2026 : obligatoire pour les nouveaux établissements
- 1er juillet 2027 : première vague de migration des SCE existants
- 1er juillet 2028 : deuxième vague de migration
- 1er janvier 2029 : tous les établissements doivent avoir basculé
Si vous ouvrez après le 1er juillet 2026, vous êtes concerné d'office. Si votre boîte noire tourne depuis des années, la question n'est pas si, mais quand. On a détaillé les étapes sur notre page SCE 2.0.
PEPPOL : la facture B2B a déjà basculé
Depuis le 1er janvier 2026, la facturation électronique structurée via le réseau PEPPOL est obligatoire entre entreprises en Belgique. Si vous facturez des sociétés, pour un séminaire ou un service traiteur, le PDF envoyé par mail ne suffit plus. Vérifiez que votre caisse ou votre logiciel de facturation sait émettre au format PEPPOL.
Et en cas de contrôle ?
Un contrôle du SPF Finances ne prévient pas. L'inspecteur regarde vos tickets et la ventilation des taux. Il vérifie aussi que le système de caisse certifié est bien là, et bien utilisé. Les sanctions vont de l'amende à des redressements calculés sur plusieurs années. C'est là que ça fait mal : une erreur de taux systématique, même de bonne foi, se répète sur tous les tickets concernés.
Le meilleur réflexe reste la prévention : une caisse conforme, des taux bien paramétrés dès le départ, une équipe qui connaît les bons boutons.
Un test à faire ce soir
Prenez votre dernière clôture Z. Vérifiez que le chiffre d'affaires y est ventilé entre 12 %, 21 % et 6 %, et que les proportions collent à ce que vous vendez réellement. Un Z où tout sort au même taux, c'est le signe d'un paramétrage à revoir. Dix minutes de lecture qui peuvent vous éviter un redressement.
Un doute sur votre paramétrage TVA ?
URBANPOS installe des caisses certifiées RESTOMAX sous 48h, taux paramétrés et équipe formée.
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